mardi 20 février 2007

Eau ou Coca ?

À méditer et faire circuler au maximum.
Prenez le temps de le lire, c'est impressionnant.
1) EAU
Un verre d'eau enlève la sensation de faim pendant la nuit pour presque 100% des personnes au régime comme le démontre l'université de Washington.

Le manque d'eau est le facteur N°1 de la cause de fatigue pendant la journée. Des études préalables indiquent que de 8 à 10 verres d'eau par jour pourraient soulager significativement les douleurs de dos et d'articulations pour 80% des personnes qui souffrent de ces maux..

Une simple réduction de 2% d'eau dans le corps humain peut provoquer
une incohérence de la mémoire à court terme, des problèmes avec les mathématiques et une difficulté de concentration devant un ordinateur ou une page imprimée.

Boire 5 verres d'eau par jour diminue le risque de cancer du colon de 45 % et peut diminuer le risque de cancer du sein de 79% et de 50% la probabilité de cancer à la vessie.

Bois-tu la quantité d'eau que tu devrais, tous les jours ?
2) COCA COLA
Dans beaucoup d'états des USA les patrouilles ferroviaires chargent
> deux galons (~ 7,5 litres ) de Coca Cola dans leur porte-bagages pour
nettoyer le sang sur la route après un accident.
> Si on met un os dans un containeur avec du Coca Cola,
> l'os se dissoudra en 2 jours.
>
> Pour nettoyer le WC : vous versez une canette de Coca Cola et laissez
> "reposer", ensuite tirez la chasse d'eau.
>
L'acide citrique du Coca Cola ôte les taches sur la vaisselle.

Pour enlever des taches de rouille du pare-chocs chromé des autos frottez le pare-chocs avec un morceau de feuille d'aluminium détrempée
avec du Coca Cola.

Pour nettoyer des objets rongés par des pertes de liquide de batteries d'automobiles, versez une canette de Coca Cola sur la corrosion.

Pour enlever des taches de gras des vêtements verser une canette de
Coca Cola dans la machine à laver avec les tissus tachés et ajouter la lessive.

Le Coca cola aidera à enlever les taches de gras.

Le Coca Cola aide même à nettoyer le pare-brise des automobiles..

Pour notre information :
Le principe actif du Coca Cola est l'acide phosphorique. Son PH est 2.8 et dissout un ongle en 4 jours environ. L'acide phosphorique en outre vole le calcium des os et est la principale cause d'augmentation de l'ostéoporose.

Il y à quelques années une étude fut réalisée en Allemagne pour connaître les raisons d'apparition de l'ostéoporose chez des enfants de 10 ans (pre-adolescent).

Résultat : excès de Coca Cola, à cause du manque de contrôle des parents.
Les camions qui transportent le Coca Cola sont identifiés avec une étiquette MATÉRIEL DANGEREUX.

Les distributeurs de Coca Cola l'utilisent pour nettoyer les moteurs de leurs camions de plus de 20 ans.
Encore un détail : le Coca light est considéré par les médecins et les chercheurs encore plus comme une bombe à retardement à cause du mélange Coca + Aspartame, suspecté d'être la cause du Lupus et des
dégénérations du système nerveux.

Et pour finir, il est conseillé de ne jamais se laver les dents après avoir bu du Coca Cola parce qu'il enlève tout l'émail, et il l'enlève pour toujours !
Alors, verre d'eau ou de Coca ?

N'oublie pas d'envoyer ce message à tes AMIS, ils te remercieront et l eurs enfants, plus tard, aussi.

lundi 12 février 2007

Quelques liens

Mes Liens

http://www.w3.org/MarkUp/Dièse : L'organisme W3C est le consortium qui régie l'ensemble des paramètres (langages, définitions, formats, extensions, etc) concernant Internet. Il s'agit de la référence ultime pour toute question concernant le code HTML. L'avantage d'utiliser cette référence est de savoir avec certitude qu'il n'y a aucun doute possible. Il parle des diverses versions de HTML.

Bémol : Il y a tellement de pistes de recherche possibles que les liens ne sont pas toujours évidents.

http://www.devshed.com/
Dièse : Des tutoriels Open Source pour une foule d'appllications (Flash, Multimédia, Javascript, XML, etc.)
Bémol : rien sur CSS

http://home.zonnet.nl/epragt/tutorials/photoshop/index.jsp.htm

Dièse : Une centaine de tutoriels expliqués avec des saisies d'écrans.
Bémol : ?

http://www.freegaia.com/objets/index.php
Dièse : Tout gratuit : gifs, polices, fonds d'écran, avatars, icones, curseurs, etc. J'aime bien pour les polices, même si j'en ai déjà une trallée.
Bémol : Il y en a tellement d'autres.


http://www.liensutiles.org/webimages.htm
Dièse : Des centaines de liens menant à des milliers de liens menant à des gifs, des gifs animé, des photos, etc. Des trésors à découvrir et on on en a difficilement fait le tour.
Bémol : On peut s'y perdre. Conseil : laisser la fenêtre principale active (ouvrir les liens dans de nouvelles fenêtres - plus facile d'y revenir)

https://addons.mozilla.org/firefox/60/
Dièse : on peut installer quantité de plug-ins qui permettront quantité d'actions, de visualisations et autres manipulations du fureteur Firefox. (Merci Julien)
Bémol (ou dièse, c'est selon...): Seulement pour Firefox

mercredi 7 février 2007

De Lascaux à Photoshop

De Lascaux à Photoshop

Depuis le début des temps, l'humanité a laissé des traces de son passage, c'est dans la nature des choses. Les artistes qui ont peint l'intérieur des grottes de Lascaux voulaient comprendre l'univers qui les entourait et qui composait leur quotidien. Une autre raison était probablement la longueur des hivers sans télé. Il fallait s'occuper. Bien sûr il y avait la chasse, les femmes et les amis mais une fois tous ces besoins comblés, l'homme (mais pourquoi pas aussi la femme lorsque l'homme était avec ses amis ou à la chasse?) aimait taquiner le pinceau et égailler les murs de leur modeste chaumière. Ils utilisaient les matériaux qu'ils avaient sous la main et on peut présumer que l'ocre omniprésente provenait du sang des bêtes qu'ils ramenaient de leurs parties de chasse. Avaient-ils en tête l'idée de laisser une trace? On peut en douter. Mais abordons le côté strictement média (médium de communication) : ceux qui s'y connaissent on découvert qu'ils utilisaient (sans n'avoir jamais pris aucun cour) la technique de l'anamorphose.

Une anamorphose est une déformation réversible d'une image à l'aide d'un système optique - tel un miroir courbe - ou un procédé mathématique. (Wikipedia). Albrecht Dürer, né le 21 mai 1471 et mort en 1528 à Nuremberg était un peintre, graveur et mathématicien allemand dont l'imagination débordait d'anamorphose. C'est ce dernier qui a peint le célèbre rhinocéros, animal-cadeau qu'attendait par bateau Ferninand 1ier et qui a coulé avant d'atteindre le port. Albrecht le dessina de mémoire. Mais comme il n'en avait jamais vu, il avait tout le loisir d'en inventer un à son goût, le but n'étant que de laisser une trace, destinée dans un premier temps à apaiser la frustration de Ferdinand. Nous sommes en plein dans la créativité. (Celui représenté ici a été colorié à l'aide de l'outil pot de peinture de Photoshop, une invention qui viendra à son heure)

À peu près au même moment, un bédouin fut pris de panique lorsque, s'éveillant d'un roupillon d'après-midi, il perçu sur les parois intérieures de sa tente opaque, faite de peaux de chameaux morts, les formes, précises à 99,3%, du décor extérieur. Il pu ainsi voir passer Mustapha grimpé sur son chameau. Il pu même entendre celui-ci brâmer sous les coups de fouet qu'il lui donnait gentilment pour le faire avancer. Toute cette activité s'inscrivait sur toutes les surfaces à l'intérieur de sa tente, lui compris, à l'envers, animée et en noir et blanc. Il ne compris pas ce qui se passait mais aujourd'hui nous pourrions lui expliquer qu'il fut le témoin intime d'un sténopé. S'il avait su qu'il se trouvait en fait dans le boîtier de la caméra et jouait le rôle du négatif (et la peau de chameau n'étant pas enduite de révélateur, il n'en est resté aucune trace), la photographie aurait été découverte 500 ans plus tôt. En effet le sténopé est le principe même de la chambre noire d'une caméra. Ce dont le bédouin fut le témoin, c'est le passage de la lumière du jour par un orifice pas plus gros qu'une tête d'épingle (l'iris) ce qui a pour effet de projeter l'image inversée de l'extérieur sur toute paroi se trouvant sur son passage à l'intérieur. La définition très nette du phénomène avait de quoi mettre en émoi un humble bédouin. Que se produisit-il alors sur la paroi fortement concave, opposée à l'entrée de la lumière ? Une projection anamorphique spontanée.

Il fallut attendre en 1889, pour que Émile Reynaud (qui avait sans doute entendu parler de cette aventure du bédoin et en rire en se tapant sur les cuisses) améliore les techniques de l'analyse du mouvement et les techniques de projections et invente le théâtre optique, qui conserve la base du praxinoscope, c'est-à-dire les miroirs du cylindre à facettes centrales. Cette percée technologique mènera tout droit à l'invention du cinéma grâce aux frères Lumière. (Quelques traces ici de ces aventures et aventuriers)

Et puis la télévision vint mettre au grand jour toute l'imagerie jusqu'alors réservée aux salles obscures. C'est dorénavrant en famille et dans son salon que la grand-messe aura lieu. L'écran bombé offrait une image courbe (qui allait assez bien aux émissions en noir et blanc de l'époque, je trouve). L'antenne, telle une charrue chassant tant bien que mal une neige poudreuse, nous laissait deviner une ombre qui semblait compter un but, avec une rondelle qu'on ne voyait pas. Mais le hockey fut tout de même pour beaucoup dans l'engouement du public pour ce qui allait bientôt devenir un membre à part entière des familles, jusqu'à être invité à leur table. On peut encore aujourd'hui constater les traces de dégâts que cette habitude laisse. L'arrivée du syntonisateur permettant de passer d'une chaîne à l'autre instaurera l'ère du contrôle par l'utilisateur. La zappette n'est pas loin. Et la souris court pas loin derrière.

L'arrivée de l'ordinateur fera une féroce compétition au téléviseur. L'attention dont le petit dernier sera l'objet, surtout avec l'entrée en scène d'Internet, gagnera de plus en plus d'adepte. La ludicité est à l'honneur avec l'ordinateur. Des logiciels de toutes sortes sont développés avec lesquels on dessine, se parle, s'écoute, fait de la vidéo, programme. On peut aussi acheter presque tout en ligne. Accessoirement on peut également écrire et calculer.

Il y a un logiciel que j'apprends à redécouvrir dans ce cours de développement de site Web et de commerce électronique et j'ai nommé Photoshop. Depuis la version
5.5 où je l'ai laissé tomber, ses ressources n'ont cessé de s'améliorer. Au niveau de ses filtres notamment. Il y en a un entre autre qui fait éclore de certaines images, comme par magie, des anamorphoses. S'ils avaient eu Photoshop à Lascaux, on se demande à quoi ressemblerait le monde aujourd'hui... On se demande aussi quelles traces de notre contemporanéité seront encore visibles dans 20 000 ans... Un disque dur dure combien de temps?...

Roy Hubler

mardi 6 février 2007

Phreakers, crackers et hackers

Phone phreaking vs hacking vs cracking

(Peu de visuel accompagne cet exposé, le sujet ne s'y prêtant pas)

Les phreaks (phones freaks) et les crackers (qui "craquent" les systèmes de sécurité) participent d'une même culture de l'utilisation frauduleuse de technologies. Le défi de percer des codes de sécurité, semble être le premier moteur de leur recherche. Mais le profit est aussi un élément clé de leurs activités, surtout pour les crackers. Quant aux hackers, ce sont des chevaliers de la Table Ronde modernes, mettant au service de la communauté leur talent, leur discipline et leur créativité. Ils honnissent les crackers avec lesquels le public les confond.

Les phreaks

Le phreaking est né aux Etats-Unis, notamment avec le Captain Crunch qui avait découvert qu'un sifflet offert dans les boîtes de céréales Capitaine Crunch avait la même fréquence (2600 Hz) qu'utilis AT&T dans leur programmation téléphonique de longue distance outre mer. On peut prétendre que l'ensemble de leurs activités ne pénalisait que les grandes compagnies de téléphone et laissait intacte le porte feuille et l'identité des autres utilisateurs des réseaux téléphoniques. Le défi est en grande partie de bidouiller un machin qui fonctionne le mieux possible. Le gain personnel entre peu en ligne de compte.

Fonctionnement

La petite histoire, racontée par John T Draper lui-même (alias Captain Crunch), raconte qu'il a été entraîné dans cette aventure qui a changé sa vie par un certain Dennie, un adolescent aveugle de naissance, passionné de bidouillages téléphoniques. C'est l'utilisation de diodes qui permettra à Wosniak de construire la première Blue Box, suite songée du sifflet du Capt'n. Celles-ci pouvaient émettre un son qui, s'il était précis, reliait deux extrémités d'une correspondance téléphonique, aussi éloignées soient-elles, et ce sans frais. Je n'entrerai pas dans les détails techniques mais la précision de la note émise par les diodes fut un élément crucial de la construction de la Blue Box. Pour l'aider à atteindre la précision du ton, Wozniak a fait appel à un ami, Mike Joseph, qui avait l'oreille absolue.

Draper, Steve Jobs (lire le compte rendu d'une improbable conversation par le biais du BlueBox entre Jobs et sa lointaine descendance) et Steve wozniak, montent une petite affaire et commercialise le Blue Box qui sert à faire des longues distances illicites (Wikipedia). On retrouve leur nom dans la (courte) liste des phreakers célèbres.

Les crackers

Comme les phreakers, les crackers ou "black hats" aiment les défis. Par contre, finis les bidules archaïques, gossés dans des boîtes de bois qu'on regarde aujourd'hui avec un regard attendri et nostalgique. Leur terrain de jeu s'est passablement élargi. Alors que les premiers ne s'attaquaient forcément qu'aux grandes compagnies de téléphones, technologie oblige, les crackers s'attaquent maintenant à l'ensemble des usagers de l'Internet avec des programmes informatiques qu'ils s'amusent à concevoir.

Fonctionnement (un exemple parmi d'autres)

Ils opèrent notamment par le biais des guestbooks, forums et autres blogs. Ils lancent leur programme qui laisse un message vantant vos prouesses et flattant de multiples façons votre ego dans le seul but d'endormir votre méfiance. Plus loin dans le message, vous serez cependant invités à perfectionner votre site en cliquant sur une URL et c'est là que l'arnaque se produit. Cela peut ne rien vous coûter. L'URL sur lequel vous avez cliqué mène à un casino en ligne, par exemple, et le cracker ajoute alors un clic payant au dossier qu'il possède avec ce casino. Il possède comme ça des dizaines d'adresses, avec des dizaines de "commanditaires", toutes redirigées vers une adresse souvent très difficile à retracer.

Les cyberpirates ont toutefois une préférence pour les banques ou les institutions, desquelles ils peuvent soutirer de l'argent ou des informations qu'ils sont susceptibles de revendre. Ils ont parfois carrément des commandes… On pourrait alors qualifier leurs opérations de cyber espionnage. Quelques uns arrivent à se garnir un joli fond de retraite. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de leurs activités.

Le cracker est un fantôme dans la toile. Son plus grand bonheur est de ne laisser aucune trace de son passage. Comme par hasard, il en va aussi de sa sécurité.

Les hackers

Les hackers ou "white hats" n'aiment pas les crackers qu'ils considèrent comme des voyous qui leur font une mauvaise réputation auprès des non initiés qui confondent tout. Les hackers sont des gladiateurs qui s'entraînent avec beaucoup de conviction et de tempérament à résoudre des problèmes informatiques de toutes sortes. Un problème doit présenter un niveau de difficulté certain pour intéresser un vrai hacker, car ce dernier n'aime pas perdre son temps en futilité. Il a un cœur noble et il met son talent et sa force de travail au service de nobles causes, gratuitement.

Attitude du hacker

Il n'est pas interdit, voire contre nature pour un hacker, de vendre le fruit de son travail pour nourrir sa famille, payer ses frais d'ordinateur et même devenir riche, mais leur plus grand bien reste leur réputation, surtout si celle-ci leur vient de la communauté indéfinie des hackers. Devenir hackers ne s'enseigne pas à l'université ni ailleurs ce qui n'exclu pas qu'on puisse y faire ses classes. Être hacker c'est d'abord avoir l'attitude générale du hacker. La noblesse, l'intégrité, le dévouement, l'intransigeance, le perfectionnisme sont entre autres des qualités essentielles. Le meilleur hacker fait en plus preuve d'humilité. Ce sont ses pairs et ses maîtres qui décèleront en lui son statut de hacker. Un hacker qui s'autoproclame hacker sera rejeté par ses pairs, car cette communauté, quoique peu visible, n'en est pas moins constituée, bien vivante et très respectueuse de cet esprit chevaleresque. On conseille aux hackers de pratiquer un art martial, d'apprendre à jouer d'un instrument de musique, de bien se nourrir, d'acquérir une culture générale. Le principe est simple : un esprit sain dans un corps sain.

Fonctionnement

Un bon hacker doit maîtriser plusieurs langages informatiques. Son système d'exploitation de prédilection est Linux[1] car il est dit OpenSource. Il participe régulièrement à des forums de discussions pointus sur la programmation et n'est pas avare de ses découvertes s'il sait que la personne à laquelle il s'adresse sait de quoi elle parle et le fait avec la bonne attitude. Il reconnaît en elle un bon hacker et n'hésitera pas à partager de précieux renseignements avec elle. Leur principal champ d'activité est d'écrire, de concevoir et/ou de collaborer à la conception de logiciels sous le mode open source. Ils s'adonnent également à la chasse aux pirates informatiques, les crackers.

Les "grey hats"

Ils sont un mix indéfinis des deux possibilités hackers vs crackers. Parfois bon, parfois mauvais. Docteur Jeckill et Mr Hide.

Roy Hubler



[1] Linux a remis en cause une grande partie de ce que je croyais savoir. J'avais prêché l'évangile selon Unix sur l'utilisation de petits outils, le prototypage rapide et la programmation évolutive, depuis des années. Mais je pensais aussi qu'il existait une certaine complexité critique au delà de laquelle une approche plus centralisée, plus a priori, était nécessaire. Je pensais que les logiciels les plus importants (comme les systèmes d'exploitation et les très gros outils comme Emacs) devaient être conçus comme des cathédrales, soigneusement élaborés par des sorciers isolés ou des petits groupes de mages travaillant à l'écart du monde, sans qu'aucune version bêta ne voie le jour avant que son heure ne soit venue.

Le style de développement de Linus Torvalds - distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu'à la promiscuité - est venu comme une surprise. À l'opposé de la construction de cathédrales, silencieuse et pleine de vénération, la communauté Linux paraissait plutôt ressembler à un bazar, grouillant de rituels et d'approches différentes (très justement symbolisé par les sites d'archives de Linux, qui acceptaient des contributions de n'importe qui) à partir duquel un système stable et cohérent ne pourrait apparemment émerger que par une succession de miracles.

Le fait que ce style du bazar semblait fonctionner, et bien fonctionner, fut un choc supplémentaire. Alors que j'apprenais à m'y retrouver, je travaillais dur, non seulement sur des projets particuliers, mais encore à essayer de comprendre pourquoi le monde Linux, au lieu de se disloquer dans la confusion la plus totale, paraissait au contraire avancer à pas de géant, à une vitesse inimaginable pour les bâtisseurs de cathédrales.

Extrait de "La cathédrale et le bazar", de Éric S. Raymond

vendredi 2 février 2007

Apple : Naissance d'une légende

Une nouvelle futuriste



Steve Jobs dit que des deux ou trois choses importantes qui lui sont arrivées dans la vie, l’une a été ses voyages sur le LSD (Long Simulated Distance). C’est lors de l’une de ses expériences extrasensorielles qu’il a reçu un appel téléphonique sur son Blue Box, un bidule que son ami Steve Wozniak venait de mettre au point et qui servait à faire des longues distances sur le bras de grosses compagnies de téléphones. Par un bel après-midi de juin 1975, alors qu'il farniente dans son salon, qui lui sert également de chambre à coucher et accessoirement de bureau, Steve avale un buvard.

Il commence à peine à ressentir les effets de l'acide quand tout à coup le bidule se met à ronronner. Bizarre autant qu'étrange... Le "blue" du BlueBox s’intensifie légèrement et Steve commence à se douter qu’un sérieux buzz s’en vient. L'appareil émet soudain une sonnerie. Après un moment de stupeur et quelques sonneries supplémentaires, Steve décroche.

-A…A..Aaallo.

-Bonjour Steve, c’est Sarah, Sarah Jobs, ta petite fille de la 8e génération (je traduirai simultanément la conversation afin de clarifier les dérives linguistiques qui sont survenues en quelque 3oo ans d’histoire. NDT). Je suis la présidente directrice générale de Apple et je sors de la 300e assemblée des actionnaires, auxquels j'ai fait le bilan de la compagnie. Nous contrôlons 79% du marché terrestre et extra terrestre des produits informatiques, du jeu vidéo, des films 3D, du cyberBio et de la téléportation, et ce bilan est toujours aussi positif après 300 ans d’opération.

-hhheu….

- Nous avons conservé le traditionnel « And now, one more thing… » qui sera institué par toi à la fin de toutes les assemblées générales d'actionnaires pour annoncer l’arrivée du dernier né de la gamme des produits Apple, produits qui n’ont cessé de révolutionner le monde au fil du temps. Le monde vient donc d'apprendre l'arrivée prochaine sur le marché du LSD (Large Spectral Dialling) qui permettra à l’humanité de communiquer dans toutes les dimensions connues, y compris le temps.

Malgré son état d’hébétude ou à cause de lui, Steve croit sur parole qu’il cause avec son arrière petite fille de la 8e génération par le biais du BlueBox.

-J’ai voulu testé en direct le LSD avec toi, l’inventeur, le visionnaire de la compagnie. Pour connaître parfaitement ton histoire et celle de la naissance de Apple, je sais…

-Apple ?

-Oui Apple. C’est à ce sujet que je t'appelle, grand-papa8. Steve sursauta ou eu l'impression de sursauter mais c'était pareil. Je peux t'appeler grand-papa, poursuivit la voix hésitante? Je vais tenter de faire une histoire courte en disant que Apple sera un élément clé de l'aventure intergalactique. C'est beaucoup grâce à nous si la Terre a pu conquérir les centaines de planètes qui composent la fédération MyApple. Cependant, l'influence qu'a notre société aujourd'hui dépend d’une décision que tu auras à prendre dans quelques années lorsque viendra le moment de choisir un nom pour représenter l’entité à venir. Avec cette création tu deviendras riche, mais pas assez pour que ta descendance puisse soutenir les projets de la multiextranationale que deviendra Apple.

-Bon attends. Mettons que je ne sois pas simplement en train de planer, que je te crois et que je comprenne ce que tu me dis, ce qui n'est pas certain vu que je suis pas mal sous influence, tu serais ma descendante de la 8e génération et tu veillerais aux destinés d’une entreprise que je n’ai pas encore fondée mais que je serai appelé à fondé et que je devrai nommer Apple? Est-ce bien cela?

-Tout à fait. En quelques années tu seras devenu très riche, et ton conseil d’administration te congédiera. Et c’est là que tout se jouera. Il ne faudra pas te battre contre cette décision, c'est ce qui doit arriver, c'est ce qui peut arriver de mieux. Tu quitteras et tu rachèteras la technologie d'une compagnie appartenant à un certain Lucas, tu feras des films d'animation qui révolutionneront la façon dont ce type de films se faisaient et tu deviendras plus riche encore, si riche que tu seras le plus gros actionnaire de Disney. Au fait, nous avons racheté Disney, Sony et IBM en 2077. Mais pendant ce temps, Apple, qui t'a chassé, périclitera. Si bien qu'ils reviendront te chercher et tu redeviendras le grand visionnaire de la compagnie. La suite, c'est l'histoire en marche. Tu laisseras à tes descendants une entreprise d’une puissance qui ne cessera de grandir avec le temps. Et nos innovations ne cesseront de changer la face du monde.

-Et je dois l’appeler Apple cette compagnie? Wow! Steve planait fort.

-Comme on dit encore 300 ans plus tard, ici en 2277, « Lâche pas la p.. » zonnnnnnnnnnnnnn…

La ligne fut coupée à ce moment-là. Steve est resté 16 heures prostré dans le fond de son vieux divan à se demander si cette conversation avait vraiment eu lieu.

Lorsque Steve Wozniak aborda la question d’un nom de compagnie deux ans plus tard pour commercialiser leur première version d’un ordinateur personnel, l’autre Steve, qui s’était mis à manger des pommes comme un fou depuis deux ans, lui présenta un trognon en lançant sur un ton sans équivoque : Apple Computer. Il y eu peu de place aux discussions là-dessus. Il laissera tomber quelques années plus tard le Computer pour ne garder que Apple.

Roy Hubler